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Stoul

  • nom: Hargous-Martin
  • prénom: Estelle
  • nom d'artiste: Stoul
  • adresse: 109 avenue Henri Ginoux
  • ville: Montrouge (92120)
  • téléphone:  
  • portable: 06 20 46 80 24
  • fax:  
Visuel sur l'artiste
  • activité: collage, décor, dessin, graffiti, illustration, peinture, plasticien, customisation
  • style: figuratif, portrait
  • matériau: acrylique, encre, numérique, papier, récupération, textile, toile, spray

"Peintre Graphiste Illustratrice Décoratrice"

Peintre « sse » dans l’âme depuis son plus jeune âge, Stoul offre une peinture délibéremment féminine et joyeuse, à l’esthétique précieuse et populaire à la fois.
Précieuse, en ce qu’en chacune des toiles composant ses séries se révèle un souci de l’ornementation, dans une dimension décorative voulue par l’artiste. Ici, des motifs floraux tapissant le fond, là des inscrustations de pierres, de boutons dorés. Un foisonnement dans l’esprit d’un certain « art nouveau », dans un style toutefois sans nostalgie.
Populaire, sans péjoration, car l’art de Stoul parle sans intermédiaire à la sensibilité, par les formes et les couleurs, par l’ambiance pop’ d’un quotidien moderne et immédiatement suggestif, revu et corrigé avec énergie, dans laquelle on se plonge avec une sorte de plaisir enfantin, celui qu’aucune règle de « bon goût » a priori ne vient empêcher.
Populaire aussi parce que la rue, ses mouvements, son effervescence inspire à cette jeune artiste ces oeuvres contemporaines, éminemment urbaines.
Nourrie de cultures alternatives, enfant des médias émergents, elle a su en mixer avec talent les codes esthétiques pour les reformuler dans un langage très personnel. Couleurs franches, stylisation des personnages, graphisme précis, contextes empruntés à l’imagerie de consommation...Dans ses créations se font écho différents courants artistiques à la fois identifiables et mêlés : le Graffiti, dans son goût de la couleur et de la calligraphie, le Pop’Art bien sûr ou encore le Kitsch, avec ses cadres de fourrure synthétique colorés, comme un paraphe un peu « too much » dont elle use cependant avec modération. Mais ce sont là des références modernes bien intégrées plus que des modèles dont Stoul sait s’émanciper pour définir son univers.
Néanmoins, son inspiration est résolument tournée vers la culture nipponne, et sa sensibilité marquée par l’esthétique manga. Des premiers dessins d’Osamu Tezuka dans les années 50 à Takeshi Murakami ou Junko Mizuno, pour qui l’artiste conçoit une grande admiration, le manga est devenu un élément essentiel de la culture japonaise. Investissant le champ de l’art contemporain, il croise tradition ancestrale et modernité extrême, et renvoie à la dualité de la culture japonaise, entre spiritualité et productivité, rites et technologies, mesure et démesure. Souvent il puise dans le monde édulcoré de l’enfance, comme pour adoucir la rigueur de la vie publique japonaise. Au delà du langage esthétique et formel, les « Gribouilles » de Stoul procèdent du même attachement, de la même nostalgie de l’univers onirique de l’enfance, entre innocence et mal-être, pour mieux s’en dégager : ainsi de ces petits chats symboliques de la solitude enfantine, se métamorphosant en « Miss » à l’animalité tantôt douce tantôt sauvage.
Cependant, ni « fashion-victims », ni simples gravures de mode, les pin’up mi-femme mi-chat de Stoul s’affirment dans une féminité exacerbée. Libres et libérées, elles s’approprient leurs corps et ses parures comme autant d’arguments pour être sujet, et non plus simple objet de désir et de séduction. Elles semblent évoluer dans un univers de conte de fée pop et glamour dont elles se seraient choisies héroïnes. D’une beauté plus irréelle qu’idéale, conquérantes et déterminées, ces « ladies » sont sans doute moins frivoles qu’il n’y parait...En ce sens, les œuvres de Stoul ne sauraient se limiter à une expression purement visuelle et décorative. Certes, l’artiste porte un soin tout particulier aux vêtements dont elle habille ses poupées et au cadre dans lequel elle les met en scène. Mais bien que faisant de la mode, de ses tendances et de ses styles, un élément essentiel de sa recherche artistique, Stoul entend créer des œuvres qui puissent s’affranchir de la dimension éphémère et superficielle d’une beauté factuelle. Autrement dit, nues ou habillées, Miss et Geichattes, princesses de contes de fées (« Once Upon a Time ») ou tentatrices (« The Seven Deadly Sins »), toutes nous disent quelque chose de la condition féminine.
Son sens de la rigueur dans la composition, sa maîtrise d’exécution qui ne laisse ni ne doit rien au hasard ne masquent pas l’énergie et la vitalité se dégageant des toiles de l’artiste. Derrière la profusion baroque et l’exubérance de ses « Miss », se dévoile un état d’urgence : celui de peindre un monde coloré, vivant et vivace, dans lequel l’enfance n’est pas perdue et l’avenir resplendissant.
par Marie Deparis (Mai 2005)

LA SERIE "VINTAGE"
Sur de délicats fonds de toile tendue imprimée de motifs floraux ornementaux, évoquant quelques tapisseries désuètes et romantiques, se détachent d’élégantes jeunes femmes, vêtues de toilettes et de parures précieuses.
Initiée au début de l’année 2005, la série « Vintage » s’esquissa d’abord comme un hommage à la grand-mère de l’artiste et à son élégance. A partir de la collection de boutons des années 30 que celle-ci lui avait laissé, et de recherches sur la mode des décennies passées, des années folles aux années pop, Stoul réinterprète, avec beaucoup de finesse, et d’une certaine manière, beaucoup de modernité, l’allure des femmes d’antan.
Naquirent ainsi cette série de nouvelles ladies, nostalgiques d’une certaine féminité des temps passés, voluptueuses et séductrices.
La féminité, la force de la féminité, s’impriment en filigrane de toute l’œuvre de Stoul. Ici, au-delà de l’hommage émouvant à son aïeule, se revendique le portrait d’une femme éprise de liberté…quoiqu’usant parfois des codes de la séduction pour parvenir à ses fins ! De Mata-Hari à Marilyn Monroe, de Joséphine Baker à Jackie Kennedy, en passant par notre Marianne revisitée, la série « Vintage » fait ainsi la part belle à quelques figures féminines très emblématiques.
Bien que l’on retrouve ici la passion de l’artiste pour la mode, la série « Vintage » constitue cependant un important tournant dans l’œuvre de Stoul. S’éloignant du kitsch, du pop, et de l’univers manga qui signèrent ses débuts, elle se dirige maintenant vers un travail plus précis, plus rigoureux, plus « mature », dans lequel les volumes, les structures, les lignes, et la lumière prennent une part importante. Sa palette a changé : infiniment plus subtile, elle s’est enrichie de nuances de couleurs sourdes d’une grande élégance, dont l’artiste garde le secret. Dans le même temps, la stylisation particulière de ses « miss » , sa signature, conserve l’esprit contemporain et déluré caractéristique de son travail.
par Marie Deparis (Novembre 2006)

BIOGRAPHIE
Née à Bordeaux en 1981, Stoul dessine et peint depuis son plus jeune âge. En 1998, elle intègre l'Ecole Boulle, célèbre Ecole d'Art, dans laquelle elle s'initie aux techniques de la monture en bronze, au mobilier et au design. Mais c'est vers la peinture qu'elle se tourne, revenant aux dessins et à l'univers qu'elle avait déjà esquissé depuis l'adolescence.
Elle fréquente alors pour y travailler des squats d'artistes à Montrouge, à Paris, comme chez Robert Electron Libre. Là, ses « Gribouilles », inspirés de son chat, se métamorphosent progressivement en personnages polymorphes : l'animal laisse peu à peu place à des femmes-chats délurées.
En 2004, elle acquiert son autonomie en s'installant dans son propre atelier de Montrouge, dans la proche banlieue parisienne.
Depuis 2005 elle travaille sur la série « Vintage », réinterprétant avec modernité l'allure des femmes d'antant.
Elle expose régulièrement en de nombreux lieux à Paris comme à la Galerie Artwist et en banlieue parisienne notamment à Montrouge. En 2006, elle bénéficie d'une exposition personnelle à l'Espace Canopy et fonde avec Ariane aka Miette le collectif féminin "Shake ! The Ladies Game".
Polyvalente, elle a réalisé en 2004 la décoration du café l'Abracadabar, customise vêtements et objets de décoration ce qui lui a permit de participer à la Braderie de l'Art (Roubaix) et aussi d'intervenir sur des lunettes de la marque Jee Vice.
Complétant son univers, elle réalise aussi des créations graphiques de communication et d'identités visuelles ainsi que des illustrations pour des clients comme le Magazine Culturaé, Game Video Adidas StreetBall de Sonikem, Checkpoint la marque de teeshirts pour les Fans de Jeux Vidéos, …

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