- nom: Palmero
- prénom: Paola
- nom d'artiste: Paola Palmero
- adresse: 27, Rue Etienne Dolet
- ville: Paris - 20eme (75020)
- téléphone:
- portable: 06 64 89 60 51
- fax:
- activité: dessin, plasticien, sculpture
- style: abstrait, conceptuel, figuratif, mixte, nu, objet, portrait
- matériau: acier, bronze, marbre, métal, pierre, platre, terre
"Sculptures"
Le travail de la pierre est un défi continuel, une prise de décision irrémédiable.
La pierre, la main, la pensée : « La main pense et unit la pensée à la matière » Brancusi.
Par seul retranchement, l’espace de la recherche semble réduit et à la fois un infini s’ouvre devant moi chaque fois que je commence une sculpture.
C’est une joie intense de voir surgir la forme que je porte en moi et à la fois quelle angoisse de taper, caresser, râper la pierre et de voir que cela se rapproche... mais que ce n’est pas encore ça... de quel côté faire évoluer la gradine pour que cela vienne toucher la juste émotion ; celle de nous tous.
De toute évidence quelque chose me lie au « corps », à son expression, à sa nécessité d’exister. Je suis sensible au mouvement de la peau, au muscle qui s’étire, à l’os que l’on perçoit.
Le corps est la toute première chose que l’on « naît » et que l’on « est » et tout à la fois la première chose qui nous met en relation avec le reste du monde.
Le début de mon travail s’organisa ainsi : de manière très académique, sculpter le nu en pierre - avec un modèle vivant dont je m'inspire pour la pose, pour l'harmonie des lignes, ou sans modèle, avec directement la vision de la pose - c'est risquer de ne pouvoir sortir les proportions qui amèneront à cette harmonie. Mais l'harmonie du volume ne suffit pas. Un volume sans émotion, ou sans musique peut être esthétiquement parfait, mais il ne parlera pas.
Les années passants, je m’éloigne de ce travail classique et romps le modèle (mais pas l’idée du corps) aspirant ainsi à une lecture du volume plus directe moins codifiée.
De fait : des oeuvres moins figuratives, plus intimes, des contradictions entre arrondis et angles.
Prenant le parti d’avancer, d’évoluer, de risquer, sans trop penser l’ « après » de me laisser influencer par les rencontres qui font la vie, mes cailloux sortent, plus violents, plus bruts : du fer dans la pierre et des corps scandés, entre-ouverts par l’acier ; mais telle une vague, le poli revient radoucir un « temps ». Temps de travail.