- nom: Fenneteaux
- prénom: Gérard
- nom d'artiste: Objar
- adresse: 21, avenue du grand parc - plaines de Figuerolles
- ville: Martigues (13500)
- téléphone:
- portable: 06 64 74 89 89
- fax:
- activité: photographie, plasticien
- style: figuratif, paysage, portrait
- matériau: numérique, récupération, toile
"Photographe plasticien - travail sur la mémoire"
L’aspect général de ces travaux est l’intimité d’une mémoire, intimité d’une mémoire reconstruite, recomposée par l’imagination.
L’artiste devient archiviste concret de son monde intérieur. Il opère à la fois, comme dans le travail du rêve, condensation, déplacement et transposition. Travail concret du rêve incarné bienheureusement dans ses matériaux plastiques. Le fourmillement d’images superposées, collées, vues en transparence, ou translucides, portant toute une population de portraits de famille, d’écritures familières. Objar accumule cartes postales, lettres de parents lointains, livrets de famille en écriture d’institutrice et crée une vie très intense, sans nostalgie.
Des cartes postales d’un grand oncle, envoyées des tranchées de la Grande Guerre, juxtaposées à des portraits ovales de « Tata la boutique ». Les images ne sont pas mixées à l’ordinateur, mais souvent tirées sur plexi et collées. Images des plaques de verre authentique venant du laboratoire d’un aïeul, vues d’une montagne ou d’un ravin, non loin d’un portrait de Georges Perec et d’un triptyque de trois vues -16 Janvier 1916- trois plaques de verres originales scannées. Les images de « Mamie » flottent dans des entre-deux de transparents sépia foncé, sanguine, ocre clair, brun profond, bistre, toutes teintes qui évoquent aussi l’histoire héroïque de la photographie.
On rencontre aussi la série « Biographie imaginaire », où l’artiste joue à cache-cache avec le roman familial, certaines sont fixées sur un album de photographies à l’ancienne.
Il y a quelque chose de ludique dans la recherche et l’appropriation de documents intimes et quotidiens. La juxtaposition d’écritures et de visages, d’écritures et de paysages crée comme un répertoire géographique et historique imaginaire. Jusqu’à la fiction de « Je me souviens quand… » ou encore des « Voyages en îles de table » où la réalité matérielle d’une vieille table en fer rouillée procure des territoires insulaires, des rochers où des icebergs. A ces géographies ou géologies improbables se greffent des décors tels que chez d’anciens photographes, où les personnages passent leur tête dans le trou pour être assis dans un aéroplane, ou drapés dans des rideaux de théâtre.
Claudine Roméo, critique d'art. 15 Mars 2007.