- nom: Marchais
- prénom: Michaël
- nom d'artiste: Miccam
- adresse: 19 rue Sainte Ursule
- ville: Montpellier (34000)
- téléphone:
- portable: 06 73 98 05 47
- fax:
- activité: collage, dessin, illustration, installation, numérique, peinture, photographie, plasticien
- style: abstrait, figuratif, inclassable
- matériau: acrylique, crayon, glycéro, huile, matériaux divers, numérique, papier, pigments, toile
"Peinture, collage, dessin, photo, multimédia"
Exprimer à travers ma production picturale un non-lieu incertain, un «entre - deux» non pensé.
J’ai pour souhait d’inscrire ses compositions à travers l’effet d’une ouverture cadrée, fragmentée, sur la vue d’un autre espace extatique.
Ses séries de toiles s’inscrivent autour d’un travail en rupture, entre deux niveaux de lumières et de surfaces matiéristes.
La couleur qui s’épanche de la toile prête à déborder se soustrait à ces espaces clos.
Une vision singulière où les frontières temps et espace se redéfinissent et s’opposent à la représentation brute des mondes vides et architecturés.
Comprendre et faire comprendre le télescopage permanent d’une réalité virtuelle, entre l’univers aseptisé de la communication et l’animalité brutale des images envahissant notre quotidien.
Par des jeux de transformations d’images empruntées, aux sens anecdotiques des multiples magazines et autres supports (photographies, affiches, cartes postales, Internet, etc...), ces séries de collages attestent d’une attitude dite de recyclage.
Dégager des combinaisons de formes indépendantes et adopter une distance pré-établie entre l’événement, l’image et le lecteur/spectateur afin de constituer par leurs fusions, une image inédite et un sens totalement décalé.
Ce travail renvoie à la théorie du détournement situationniste définie par Debord et Wolman (1956) comme“la mise en présence de deux expressions indépendantes” qui “dépassent leurs éléments primitifs pour donner une organisation synthétique d’une efficacité supérieure”. C’est alors que “le détournement d’un élément qui n’a pas d’importance propre” va tirer “tout son sens de la mise en présence qu’on lui fait subir”.
Il s’agit de mettre en évidence la facilité avec laquelle on peut modifier le sens des images pour faire une critique implicite du traitement médiatique mais aussi de la lecture que nous en avons. L’image altérée, déformée et éloignée de son contexte est ainsi démystifiée. Les objets existants sont alors détournés voire ridiculisés pour interroger le sens commun (et/ou admis) ou pour créer un autre sens.
L’image de propagande chère à toute société, fût-elle seulement médiatique, devient alors un outil paradoxal pour dénoncer la suprématie de l’image.