- nom: Mascrier
- prénom: Jean-claude
- nom d'artiste: Jean-Claude Mascrier
- adresse: 3 r Française
- ville: Mainneville (27150)
- téléphone: 02 32 27 18 84
- portable:
- fax:
- activité: dessin, peinture, photographie, sculpture, vitrail
- style: abstrait, figuratif, naturalisme, paysage
- matériau: aquarelle, carton, crayon, huile, pastel, technique mixte
"peinture photo sculpture "
La pratique bien comprise d'un art ouvre à un au-delà de l'art, à une vision cosmique du monde. En menant sa recherche de peintre, Mascrier s'est interessé aux figures de l'architecture romane, à l'étude des nombres sacrés et au schéma ésotérique de l'homme tel que nous le révèlent les plus hautes traditions.
De telles préoccupations ne peuvent évidemment manquer de modifier sensiblement notre rapport à l'oeuvre. A première vue, Mascrier peut apparaître comme un artiste plutôt classique. Son approche de la couleur indique une sensibilité capable de grand raffinement. Quant à ses thèmes ils sont centrés sur la nature, mais si l'on cerne d'un peu plus près la construction de ses tableaux qui fréquemment repose sur le carré, on s'aperçoit qu'elle obéit à des figures précises.
Celles-ci, discrètement décelables, formes des axes autour desquels la couleur se déploie en une infinité de touches alertement inscrite dans l'espace de la toile ou du papier marouflé. Ces touches, dans leur dispositions font aisément songer à une savante calligraphie.
C'est de leur densité que naît la forme : celle d'un arbre étincelant, d'une fleur délicate ou d'un élément du relief. Dans ses compositions récentes Mascrier parvient pour ainsi dire, à une vision atomisée du paysage, jouant allègrement sur les rapports de la lumière et de l'énergie.
Partant de l'élément aquatique, de ses reflets et de la frêle végétation qui y prospère, il entraîne l'oeil vers le vide lumineux des zones célestes. Usant de la feuille d'or, il réchauffe d'un sourd miroitement la spiritualité latente de ces images sereines et dépouillées.
La nature, dans la diversité de ses chatoiements, tient une place privilégié dans son oeuvre. Soucieux d'arriver à une synthèse personnelle, il la transfigure avec subtilité. Elle peut devenir "baroque" quand le peintre, tout à sa jubilation de coloriste, pavoise ses premiers plans de coquelicots et de tournesols, laissant l'horizon s'échapper à perte de vue.
Mais le meilleur de Mascrier se trouve sûrement dans ses marines bretonnes. L'impact est bon et l'émotion renouvelée. Qu'il fasse "exploser" la matière dans un bouquet ou qu'il choisisse l'opalescence pour des falaises à Yport (l'une des plus belles toiles!), moins sa peinture est anecdotique, plus elle est captivante.