Appel à candidature - Académie Européenne - Arts - Lettres - Philosophie pour une distinction honorifique

artiste professionnel mail site web afficher / masquer la carte

Dadave

  • nom: Auboué
  • prénom: David
  • nom d'artiste: Dadave
  • adresse:  
  • ville: Montreuil (93100)
  • téléphone:  
  • portable: 06 21 05 79 53
  • fax:  
Visuel sur l'artiste
  • activité: installation, plasticien, sculpture
  • style: abstrait, art singulier
  • matériau: composants électroniques

"Sculpture, accumulation de composants électroniques"

Dresseur de puces
Téléviseurs, micro-ordinateurs, composants électroniques… Dadave dissèque toutes ces icônes de notre quotidien pour composer d’étonnants tableaux abstraits, où l’utile cède la place au rêve.

Un garage-atelier en banlieue parisienne, où se côtoient un piano désossé, des kilos de ferraille et des tubes de colle au néoprène. Du plafond pendent des dizaines de petites pelotes de fil électrique multicolores. Au mur, centrées dans de grands cadres blancs, des compositions géométriques en relief laissent deviner de petits objets, étranges et pourtant familiers. Pas un seul ordinateur en vue. Ou plutôt, pas un seul ordinateur entier. Car, dans un coin, un Caddie de supermarché rempli à ras bord de cartes mères, processeurs et ventilateurs vous met la puce à l’oreille. Une véritable flotte de PC et de Mac a dû transiter par là, avant de se retrouver à l’état de pièces détachées… “Je n’utilise pas l’ordinateur comme outil de travail, mais je suis à son contact tout le temps”, confirme l’intéressé. L’électronique, c’est sa matière première ; les composants, son Graal.
“La première fois que j’ai ouvert un poste de télévision, j’ai été surpris par les formes, mais surtout par les couleurs extraordinaires des différentes pièces qu’il renfermait. Il fallait à tout prix en profiter !”
Depuis une dizaine d’années, Dadave est donc recycleur et sculpteur-plasticien. Autodidacte passionné d’art contemporain, il commence par stocker tous les matériaux de récupération qui lui tombent sous la main, puis décide de se limiter aux ordinateurs et aux téléviseurs : “Je les trouve généralement dans la rue, plus rarement dans les déchetteries. Je suis d’ailleurs en concurrence avec les ferrailleurs qui cherchent du cuivre !”
Le processus est toujours le même : “Je récupère le matériel, je sors tous les éléments, je les nettoie. Parfois, ils ont accumulé des années de graisse et de poussière. Je les trie ensuite par formes et par couleurs, dans de petits casiers semblables à ceux qu’utilisaient les anciens réparateurs de télévisions pour leurs pièces détachées.” Cette palette d’un genre particulier est le point de départ de ses compositions. Les couleurs, surtout, constituent une source d’inspiration sans fin : malgré les apparences, aucun de ses tableaux n’est peint, toutes les teintes sont d’origine.

Nouveau réalisme

Malheureusement, ces effets de couleur sont de moins en moins fréquents, car la connectique tend à se miniaturiser et à s’uniformiser. Résultat, l’artiste déplore plusieurs tableaux en souffrance, “par manque de composants”…
Par ce “recyclage artistique”, Dadave donne un autre sens aux objets, désormais détachés d’un quelconque sens utilitaire : “Je déconstruis les objets usuels pour reconstruire des objets visuels”, résume-t-il. Bien sûr, on pense à Arman, virtuose de l’accumulation et de la destruction d’objets du quotidien aussi variés que des masques à gaz, des violons découpés en tranches, des pièces de jeu d’échecs et même des ordures. Dadave ne cache d’ailleurs pas son intérêt pour le nouveau réalisme en général et pour Arman et Tinguely en particulier. La plupart de ses tableaux sont intégrés dans des cadres en bois carrés de taille identique, collés et recouverts d’une résine, à la manière de bas-reliefs du xxie siècle. “Le cadre concentre la matière, il offre une image plus forte des composants”, explique l’artiste. Lors de l’accrochage des œuvres, la répétition d’objets, par leurs formes et leurs positions, crée aussi un effet de choc, renvoyant là encore à la notion d’accumulation. Depuis quelques années, Dadave réalise aussi des tours carrées numérotées, qu’il appelle ses tours de Babel. Car toutes ses œuvres portent un titre, parachèvement indispensable, suffisamment évocateur pour entraîner le spectateur vers d’autres univers : de la technologie naît la poésie.

Laurence Beauvais.
Article publié dans le magazine SVM Mac n°199, novembre 2007.
afficher/masquer aide en ligne contextuelle a-comme-artiste.fr © 2007-2012 - 2533 fiches (et 2 en attente) - 77 évènements programmés (et 4 en attente) - partenariats - réalisation l'œil décalé ® l'œil décalé ® - Facebook - Twitter
Retrouvez-nous sur Facebook... - Retrouvez-nous sur Twitter...