- nom: Berruyer
- prénom: Nadja
- adresse: 95 rue de la Fraternité
- ville: Montreuil (93100)
- téléphone: 01 55 86 01 69
- portable: 06 82 72 46 27
- fax: 01 55 86 01 69
- activité: création d‘objet, mosaïque, plasticien, verre
- style: art brut, figuratif, naif, portrait
- matériau: bois, bronze, métal, objets, platre, textile, verre
"plasticienne sur perles"
Je considère la broderie comme un moyen d'expression:
tout peut être "ajouté" sur n'importe quel support qu'il soit mobile ou fixe en volume ou à plat... bien sûr ma relation au temps est erronée, j'aime que l'infini grand rejoigne le petit.
Couleur, matière, et surtout lumière voila ce qu'ajoutent les perles...
Les broderies de rêve de Nadja Berruyer
La vue des pièces de Nadja Berruyer provoque un certain vertige. Celui d’un voyage vers l’infiniment petit, celui du temps en suspension, celui des ouvrages d’époques révolues … C’est que le temps est palpable dans la sinuosité des dessins tracés au fil et à la perle. Se perdre dans la contemplation d’une broderie comme on se perdrait dans le compte de grains de sable ou imaginer la créatrice plongée dans la folie minutieuse du point ajoute à l’éblouissement de la pièce finie. Mais, aujourd’hui, par quoi est habitée cette femme qui fut intermittente du spectacle et qui toucha aux paillettes de la mode et du cinéma dans une autre vie ? Des contes et légendes qui l’ont inspirée à une époque, dont l’inquiétante Babayaga à laquelle elle s’identifie toujours, des loups, des sirènes, il reste quelques réminiscences. Libérée de son canevas, la broderie de Nadja Berruyer forcit hors de son cadre, se lit recto verso et prend du volume. Aujourd’hui, l’artiste poursuit un chemin ardu mais libérateur. Celui de la création pure. Elle se plaît à explorer les possibilités de la matière brute, d’objets de récupération. Aux perles de verre, de nacre ou de métal, aux précieux fils de soie, viennent désormais s’ajouter des matières moins nobles : piécettes d’un centime ou anciens francs, minuscules boulons, les objets sont capturés dans son canevas, qui peut être lui, fait de barrettes de Meccano par exemple. Point de Lunéville, crochet, ajourage, les technique sont réinterprétées sans cesse et se laissent surtout guider par une imagination pleine de fantaisie et de tendresse, parfois un brin malicieuse. Ce petit diable ? «Ne le dites à personne, mais c’est un importun croqué un jour de mauvaise humeur !» sourit-t-elle. Impertinente la brodeuse ? Non, juste libérée de toute entrave et totalement consacrée à la facture de cet «inutile indispensable».
Tania Huerta