- nom: Renaudin
- prénom: Arlette
- nom d'artiste: Arlette Renaudin
- adresse: 6 rue des Quétins
- ville: Talant (21240)
- téléphone: 03 80 56 88 97
- portable:
- fax:
- activité: sculpture
- style: figuratif
- matériau: bronze
"Sculpture (Bronzes à la cire perdue)"
La beauté du geste
Arlette Renaudin est sensible aux attitudes. Celles du quotidien. D’un regard, elle les capte. Et de ses mains, elle les éternise. Ses sculptures racontent un bain de soleil, un bas filé, un coup de téléphone…Ou encore ces moments d’intimité où la femme fait sa toilette, offre son visage à la pluie ou se recroqueville pour mieux réfléchir... Pas de posture affectée (même si l’impression première est tout autre). Juste des instants de vie. Mais qui vont, grâce aux mains de l’artiste, quitter la banalité et franchir la frontière de l’imitation. La plastique du geste est là. A presque devenir une gracieuse figure chorégraphique.
Et la trace des doigts du sculpteur est visible, l’artiste ayant renoncé au lissage. La matière malaxée est toujours présente. La douce terre modelée est restée, malgré les rudes étapes techniques. Emouvante spontanéité.
Sans doute Arlette Renaudin voit-elle aussi au-delà de la beauté du geste et de sa simple sensualité. La sculpture devient alors porteuse d’une idée de liberté, d’espoir, d’amour, de mélancolie ou de rébellion…Elle prend une signification, traduit un état d’âme, ou même une symbolique de société : la petite jeune fille s’est habillée de baskets et d’un pantalon taille basse! Le garçon a collé son portable à l’oreille ! Bref, des personnages témoins de leur temps...
Réaliste, certes. Reflet d’une société contemporaine. Résultat d’une fine observation. Mais la sculpture d’Arlette Renaudin a néanmoins toujours quelque chose de racé. Ses femmes ont de la classe, une élégance d’aristocrate, un port de déesse antique…ou de danseuse.
Oui, le bronze leur va bien.
Marie-Jo Leblanc (2007)
« Le Bas Filé »
Ce petit coup d’œil jeté à l’arrière pour constater que « zut, j’ai filé mon bas »…Il est éternisé dans le bronze.
Il n’était qu’un instantané. Et il s’est pétrifié pour des siècles. Sa beauté éphémère et insoupçonnée est soudain révélée.
Ce petit geste de pas grand chose –si féminin- a connu une métamorphose. Il a changé de monde.
M.J.L.