- nom: Apprederis
- prénom: Richard
- adresse: cp 10
- ville: 1185 mont-sur-rolle (Suisse)
- téléphone: 0041795081673
- portable: 0795081673
- fax:
- activité: bijou d‘art, dessin, gravure, peinture, sculpture
- style: abstrait, figuratif, nu
- matériau: argile, bronze, crayon, fusain, huile, pastel, platre
"Artiste peintre et sculpteur"
J'ai copié mon premier tableau à l'âge de 12 ans (tête de cheval d'Eugène Delacroix). Et puis "Médée", "La mort de Sardanapal", etc. Le romantisme de ce grand artiste m'a fait découvrir la peinture. Plus tard le dessin à l'Académie Charpentier (Paris) me confirme dans mon choix. Mes premières années de peinture sont très techniques, j'apprends tout ce que je peux et m'exprime plus particulièrement dans l'art surréaliste. Jérôme Bosch, Rubens et surtout ses collaborateurs, ainsi que les natures mortes hollandaises du XVIIème m'ont conforté à cette période de reproduire à la perfection la goutte de rosée sur le pétale de la fleur.
Ce fut ensuite les études à l'école des Arts Appliqués de Vevey (Suisse) où j'apprends la rigueur de la composition, la justesse des valeurs et le dessin par-dessus tout. Ma première exposition (de groupe) a eu lieu à Lausanne en 1968, j'expose trois tableaux, deux sont vendus, du haut de mes 20 ans, je suis certain que je vais conquérir le monde de l'art.
Depuis cette époque je n'ai cessé de peindre et d'exposer. Curieux de tout, j'ai travaillé le pastel, l'aquarelle, j'ai gravé à l'eau forte, à la pointe sèche, à l'aquateinte, j'ai modelé la terre, sculpté la pierre, imprimé mes premières affiches en sérigraphie. J'ai créé des bijoux et des étiquettes pour vignerons.
Aujourd'hui, je travaille de façon également partagée, le dessin, la sculpture, la peinture.
"Chaque œuvre a pour support un motif figuratif. Mais à partir de ce motif Richard Appréderis va user d'un langage géométrique afin que le sujet soit réduit à un ensemble de courbes, d'oves et d'ovales. De cette géométrisation naissent des figures plus ou moins visibles, plus ou moins discernables, plus ou moins immédiatement lisibles.
Ce n'est, en effet, que peu à peu, que le regard prend possession du tableau parmi ces courbes, ces volutes, ces lignes s'ouvrant et se refermant se découvrent soudain ; et l'on est surpris de ne pas l'avoir vu plus tôt ; un nu, une Léda, ou une madone.
Tout, dans cette œuvre, est à rebondissements. On est jamais sûr de rien ; un volume en cache un autre, une courbe en dissimule une autre et de fil en aiguille le regard reconstruit ce qu'il avait pris, un peu trop tôt pour de l'abstraction.
L'œuvre est intéressante de par ses secrets qu'elle ne livre que lentement. Elle ne se donne pas au regardant, elle fait appel à lui. Et la rencontre œuvre spectateur n'a lieu que si le second fait l'effort de conquérir ses formes et ses volumes."
B.P. Cruchet
Gazette de Lausanne 1985