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Aimé Venel

  • nom: Venel
  • prénom: Aimé
  • nom d'artiste: Aimé Venel
  • adresse:  
  • ville: Paris - 14eme (75014)
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Visuel sur l'artiste
  • activité: peinture
  • style: figuratif
  • matériau: crayon, fusain, huile

"Peintre figuratif à tendance symboliste"

Faire renaître le romantisme

C’est l’histoire d’une goutte d’eau. Elle naquit comme tant d’autres, et s’apprêtait à rouler, à serpenter, à créer les rivières et la joie des enfants… Mais voilà : elle décida de remonter le courant. Lorsqu’elle atteignit la source, elle vit que la gorge, aveugle, déverserait sans fin la multitude de ses sœurs. Elle s’en fut de l’autre côté. Et tout simplement, elle avait gagné l’éternité.

Lorsqu’il écrivit cette histoire au début de son engagement artistique, Aimé Venel ignorait que ces mots seraient ceux qui caractériseraient le mieux son œuvre aujourd’hui. Hors des modes et des tendances de son époque, il a en effet toujours refusé la dénégation du classicisme en peinture qui a fait basculer depuis la fin du dix-neuvième siècle les œuvres d’art dans une mort lente de la beauté. Romantique dans l’âme, il désirait peindre et dessiner du vivant selon ses critères esthétiques plus que tout, et permettre ainsi à ceux qui apprécieraient son travail de vivre mieux.

Autodidacte mais surtout élève pendant quatre années dans l’atelier d’Edouard Mac’Avoy, il y apprend la remise en question et la rigueur. Seuls le travail incessant et le désir d’aller plus loin n’avaient de valeur aux yeux de son Maître qui avait lui-même été en contact avec Bonnard, Vuillard et Braque.
Doué pour le dessin qu’il exécutait déjà à la manière linéaire, proche de Pierre-Yves Trémois sans pour autant connaître ni l’oeuvre ni l’artiste, la peinture lui joue des tours et lui échappe, jusqu’au jour où elle lui permet d’entrevoir ses secrets. C’est alors que, mois après mois, année après année, sa peinture s’améliore jusqu’à devenir aujourd’hui aussi profonde et maîtrisée que ses qualités de dessinateur. Jules Ferry a dit que l’art français est et doit être en perpétuelle transformation car qui dit immobilité dit mort et stérilité. Selon lui, ce serait un sacrilège que de ne pas vénérer le passé ; ce serait de l’aveuglement que de s’y enfermer. Aimé Venel a su faire la part des choses avec doigté et patience.
Il s’est toujours reconnu chanceux puisqu’il rencontra finalement Trémois qui lui prodigua ses encouragements et Mac’Avoy dont il devint le disciple. Son unique regret reste de n’avoir pas connu un des virtuoses de notre temps qui le fascinera toujours, Dali. Mais s’il est heureux d’une chose, c’est bien d’avoir réussi à se démarquer de ces Grands qu’il respecte et d’avoir ainsi pris son envol, comme l’écrivit son Maître en 1991 : Pour Aimé, jadis disciple et qui a ouvert ses ailes aujourd’hui, libre et inventif ; je me réjouis de voir son talent s’affirmer… Ce talent, Aimé Venel n’a cessé de le mettre au service d’une Oeuvre qu’il veut laisser empreinte d’un romantisme dont l’emblème absolu serait la femme. Véritable source d’inspiration depuis toujours, il la sublime et poursuit à travers sa représentation sa quête de l’expression du mouvement et du beau. A la fois pleines de mystère et de sensualité, la chevelure qui s’envole tel un papillon, les silhouettes qu’il esquisse se fondent dans la toile qui leur sert d’écrin, et il se dégage alors un parfum d’« atemporalité », comme si la naissance des corps et des visages tenait d’une éternité insaisissable.
L’œuvre marquée par des techniques traditionnelles, Aimé Venel reste cependant un peintre difficile à classer. Figuratif serait une caractéristique trop générale pour nommer son style, car il manquerait alors les notions de mystère et de signe qui parsèment son travail. C’est pour cela qu’Aimé Venel apparaît plus comme un peintre à tendance symboliste, dans les traces de Klimt qu’il estime tant. Jean Moréas a dit le symboliste est celui qui traduit les choses dans leur véritable langage, et il semble qu’aucune définition ne s’applique mieux au talent de cet artiste dont l’œuvre respire le respect et la sincérité, à travers des harmonies de couleurs qui se conduisent entre elles sans heurt, offrant ainsi une continuité de notre être. L’impression que les tableaux d’Aimé Venel reflètent une partie de nous-mêmes est très présente et donc troublante, et les dires de l’artiste nous paraissent d’autant plus compréhensibles : une œuvre est appelée à survivre dans l’endroit où elle sera le mieux soutenue et admirée. Ainsi, Aimé Venel semble être un peintre à message, à émotion. Au fur et à mesure de l’acquisition de la virtuosité, son pinceau devient de plus en plus libre et la participation du public plus grande car c’est bien notre œil qui donne la touche finale en tissant les liens invisibles entre les couleurs et les lignes. La pensée de Paul Claudel prend alors tout son sens : dans une œuvre d’art, il y a deux auteurs : celui qui la crée et celui qui la regarde…
Pour Aimé Venel, le dessin est un discours, une histoire, et les courbes des corps sont des phrases, tantôt longues, tantôt ponctuées. Ici un accent circonflexe ou grave au passage d’une hanche, là une virgule esquissant une boucle de cheveux. Sa ligne court, plonge et s’enfonce avant de revenir à la surface comme pour reprendre un peu d’air. Un fond peint semble neutre, puis soudain frappé de rythmes musicaux bleus, bleu vert, enfin d’un carmin sourd et profond.
Si, à ses débuts, sa peinture était lisse et dans l’esprit de l’école chinoise, elle est aujourd’hui digne d’un véritable renouveau impressionniste. Ses paysages sont empreints d’une âme. Quelques touches d’or sur un fond bleu et blanc, et c’est le reflet d’une fenêtre à Venise qui apparaît ; des ombres brunes teintées de rouge, et les tours d’une église surgissent. Aimé Venel peint nos émotions, nos perceptions, nos sens. Il parvient à vêtir les lieux et les fleurs du bonheur qu’ils nous procurent, exprimant l’inexprimable. Les parfums des pétales envahissent notre regard qui découvre sans cesse dans la toile les coins mystérieux, car rien n’apparaît immédiatement dans son intégralité tant sa peinture est à différentes lectures. Un imbroglio de lianes et de feuilles laisse entrevoir le profil d’un oiseau ou d’un visage, et le jeu de losanges imbriqués une robe drapée. Pour Aimé Venel, les tableaux sont une invitation à pénétrer l’apparence jusqu’au secret révélé.

Dès lors Aimé Venel se lance à la conquête des grands thèmes et veut ainsi faire vivre sa poésie Rêves d’enfance : […] Je me retourne et sur l’immense azur encore non étoilé je dessine mon futur avec mes rêves d’enfant :/ Voilà ce que je serai :/ Un conquérant des Arts, un créateur de Beauté, un Don Quichotte de la Poésie ! / Ce monde n’aura pas été crée par les Poètes pour qu’ils ne puissent pas y exister.
Amours et légendes contés par les poètes et les écrivains d’Europe trouvent dans sa peinture un nouveau visage à deux facettes temporelles : à la fois un héritage du passé littéraire, artistique, de ces histoires éternelles et visages familiers, et un débordement de rythmes, de couleurs, dans lequel la touche du peintre modernise et rend hommage. Il témoigne des sentiments qui guident les hommes depuis la nuit des temps et leur font perdre ou sauver ce qu’ils ont de plus précieux, et ce, qu’ils ressentent l’amour, la jalousie, commettent un sacrifice ou bien accordent le pardon.

Un journaliste décrivit avec justesse cet artiste : Prenez un peintre plus ou moins maudit, intello tourmenté, les traits ravinés par les affres de la création, assailli par le doute, replié sur lui-même. Taciturne. Et vous serez exactement aux antipodes de Aimé Venel. Il est habité d’un profond enthousiasme pour son art dont il arpente les chemins et les recoins avec la quête incessante que la perfection reste toujours à atteindre. Jean Cocteau pensait qu’on pouvait la frôler à condition que l’obstination à la trouver ne faiblît jamais. Dans ce sens, Aimé Venel est un artiste obstiné. Mais il ne souhaite pas faire ce pèlerinage seul et invite chacun à rejoindre la route qu’il a choisie : l’univers esthétique. L’art repose sur une création qui dépasse le niveau du pratique, de l’utile. Il s’agit d’une tout autre sphère, celle de l’élévation de l’esprit. Alors, comment ce symboliste de la figuration des temps nouveaux définit-il l’obscure notion de la Création ?
Reflet de l’idée, la Création est l’inverse de la mécanisation de cet univers et elle restera comme une communication vers vous-même et le monde extérieur. Elle s’éveillera à chacun de vos regards, elle est vivante. Regardez.


"Aimé Venel est une nouvelle définition de l'élégance dans les arts figuratifs contemporains." (Maximilien de Lafayette, critique d'art - Canada)

"On sent à la base du geste de l’artiste français un tempérament romantique incontestable, une sensibilité prompte qui relance dans chaque toile l’aventure dans l’univers des inconsistances délicates qu’est devenue l’élégance de sa peinture." (Marianna Wathelet, critique d'art - Luxembourg)
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