- dates: du 12/09/2009 au 31/10/2009
- catégorie: Exposition de Peintures
- lieu d'expo: Galerie Michel Estades
- adresse: 61 quai St Vincent
- ville: Lyon - 1er (69001)
- contact: Melle DESSALLE
- adresse: 61 quai St Vincent
- tél: 04 78 28 65 92 fax: 04720021924

"Pam et Simsa à la Galerie Michel Estades"
PAM
A partir du 12 septembre 2009, la Galerie Michel Estades de Lyon consacrera pour la quatrième fois, une exposition à PAM. L’occasion de présenter aux nombreux amateurs de cette artiste, ses toutes nouvelles créations.
Sculptrice animalière exposée en permanence dans les galeries Michel Estades (Lyon, Paris,Toulon), PAM puise son inspiration dans l’amour qu’elle a pour les ânes et les chevaux, installés à ses côtés dans la région des Dombes.
« Les ânes sont arrivés à la maison l’année où j’ai découvert la sculpture… Leur présence a envahi ma vie, mon cœur et mon œuvre. Leur caractère merveilleux ne cesse de m’inspirer et à travers eux s’expriment des valeurs importantes qui me tiennent à cœur et dont ils sont les merveilleux ambassadeurs.
Rapidement, je me suis sentie investie par l’importante mission de donner à l’âne une place dans l’art au moins similaire à celle du cheval. La tâche est immense. Les représentations habituelles où l’on voit les ânes piteux, malheureux, pitoyables et humiliés me sont insupportables.
Lorsque je prends de la terre pour commencer une sculpture, la concentration vient doucement. Mes mains me guident et commencent à enlever un peu de terre ici ou là et petit à petit, une forme commence à apparaître, c’est là que je découvre la sculpture qui attendait bien au chaud dans la terre. Sans cesse je passe de l’atelier au pré des ânes, du pré à l’atelier.
Mes yeux boivent chacun de leurs gestes, chacune de leurs expressions. Je les caresse pour vérifier un creux, une bosse. Ils adorent ça et se prêtent volontiers à ce jeu, ils savent.
Mes doigts et la paume de mes mains, exfoliés par la terre que je viens de triturer, se saoulent de chacun de leurs poils, chaque relief que mes mains mémorisent et restituent ensuite dans la terre.
Enfin vient le moment encore plus délicieux où la forme de la sculpture semble terminée.
Mais il reste le plus important et là, je dois retourner vers mon sujet, non plus pour son « enveloppe » mais pour m’imprégner de son esprit, de sa personnalité, de sa douceur, de son humour, de son amour, afin de le restituer sur la sculpture et lui donner….son âme… »
PAM
Extrait de Carte blanche à PAM « L’âne bleu » n°44, décembre 2001.
SIMSA
Née le 14 Décembre 1961 à Paris
.
Autodidacte, Simsa commence à peindre dès son plus jeune âge et expose pour la première fois à Paris en 1992.
« L’art aussi doit avoir droit occasionnellement à une récréation. Quand ça lui prend, il met ses lunettes à verres déformants, il les pourvoit de filtres qui intensifient les couleurs, il fait semblant de loucher pour provoquer des effets kaléidoscopes et pour voir dans les coins, il en prend à son aise avec les apparences et les conventions.
L’art de SIMSA semble être en vacances perpétuelles et il nous engage à nous joindre à ses extravagances malicieuses. Car l’humour et la bonne humeur un peu narquoise – et donc la considération souriante mais non dépourvue de perspicacité, de la condition humaine – fait partie de son arsenal aussi bien pictural que gentiment et subtilement philosophique. SIMSA nous invite à prendre place dans son intérieur bien rangé, agencé avec un soin méticuleux et savamment équilibré ; un tapis carré au sol mais qui se met à la verticale pour mieux se laisser contempler, un siège au tissu à lignes, des pots de fleurs rangés par ordre de grandeur. Mais tout se moque des lois de la perspective et des volumes en trois dimensions. Par contre, toutes les formes et toutes les couleurs ont l’air de s’amuser entre elles, d’accorder leurs violons de nuances, de laisser jouer chacune d’elles son petit refrain personnel dans l’harmonie de l’ensemble. Tout cela fait une aimable petite musique de jour sans la moindre intention méchante et sans vouloir déranger l’ordonnance de leur disposition.
Elle fait penser à un défilé de la fanfare municipale qui parcourt les rues en bon ordre militaire, mais qui se permet des fantaisies d’exécution que le conservatoire n’admettrait pas.
Quand SIMSA peint des personnages, elle commence par les installer dans ce décor bariolé, puis elle s’en prend à leur apparence physique et à ce que celle-ci dévoile de leur caractère et de leurs pensées intimes, comme il convient que le fassent les caricaturistes, sans qu’elle partage leur outrance occasionnelle. Les sujets favoris de SIMSA sont sans conteste la femme et les femmes. La femme seule dans ses poses ou ses préoccupations intimes, qui, pour les voyageurs que nous sommes, permettent de lire, ou du moins de deviner leurs pensées ; la femme en compagnie de préférence d’une seule confidente et dont les espions sournois que nous sommes, aimeraient surprendre les propos. Il y a donc la femme qui attend sagement une visite, un peu penaude ou naïve. Il y a celle qui se lave dans une vieille cuvette circulaire, comme les dames de jadis et dont on ne serait pas surpris qu’elle se regarde dans une glace pour tester l’efficacité éventuelle de