- dates: du 20/01/2010 au 20/03/2010
- catégorie: Exposition Pluridisciplinaire
- lieu d'expo: Maison populaire - Centre d'art
- adresse: 9 bis rue dombasle
- ville: Montreuil (93100)
- contact: Maison populaire - Centre d'art
- adresse:
- tél: 01 42 87 08 68 fax:

"Les Compétences invisibles à la Maison populaire"
Et la mythique danse de l’escalier de Bill Robinson, la soprano américaine Florence Foster Jenkins, un marathon de danse à Brooklyn, Maradona filmé par Emir Kusturica, un bal de grévistes en 1936.
Commissariat de l’exposition : Florence Ostende
Imaginer ce qui travaille en dehors du monde du travail : cette formule en apparence contradictoire résume le programme des « compétences invisibles ». Ce premier volet inaugure un cycle de trois expositions en écho à la proposition de la Maison Populaire, « Travail de la culture, culture du travail ».
L’exposition « Les compétences invisibles » est née d’une réflexion sur les représentations du travail (voire les clichés) qui placent souvent l’ouvrier derrière sa machine ou l’homme d’affaire en réunion dans son entreprise. À travers la représentation d’un geste, d’une pose, d’une méthode, d’une technique, il semblerait que les compétences n’ont de valeur qu’au sein de leur domaine d’activité. Que se passerait-il si elles quittaient leur champ d’action pour exister ailleurs ? Pourraient-elles subsister dans un espace sans but déterminé ?
La reconnaissance ou non d’une compétence en fonction du domaine a établi une hiérarchie des actions (petites et grandes, efficaces et inutiles, nobles ou dégradantes etc.). L’exposition cherche ailleurs : un espace où « incompétences » et « surcompétences » cohabiteraient sans échelle de valeur. Un espace où le contenu d’une activité flotterait sans cesse entre travail et non-travail, où petits et grands travaux seraient interdépendants, où chanter juste et chanter faux, inventer et imiter activeraient les mêmes forces vitales.
À la périphérie du travail, tout un éventail d’humeurs, de postures et de sensations imperceptibles s’associent à ces compétences sans pour autant justifier d’une efficacité réelle. Endurance, perfectionnisme, compétition, paresse, croyance, l’impact de leur production est impalpable, inquantifiable. « Les compétences invisibles » expose le travail qui n’a pas l’air d’en être mais qui en est, l’air de rien.
Photo : Andrea Büttner, Little Works, 2007